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Historique Facel Vega

Facel Vega, une étoile filante dans le ciel automobile français

lundi 5 février 2007, par C&SC


Une ambition de constructeur

Facel Vega était un des derniers constructeurs français de voitures de luxe.

La marque a été créée par Jean Daninos. A l’origine FACEL (Forges et Ateliers de Construction d’Eure-et-Loir) était une entreprise de tôlerie dont la participation à l’industrie automobile se limitait à travailler pour Panhard, Delahaye et Simca.

Au début des années 50 Jean Daninos décida de se lancer dans la construction automobile à son propre compte en finançant cette activité par celle de sous-traitant pour les autres constructeurs. Le nom de Facel Vega a été choisi par Pierre Daninos (frère de Jean et auteur des “Carnets du Major Thomson”) en référence à Vega, une des étoiles les plus brillantes au voisinage du soleil.

En 1954, apparaissait une nouvelle étoile dans le ciel des automobiles de prestige, la Facel-Vega. Cette aventure allait durer jusqu’en 1964. Dix années durant lesquelles furent produites, les plus belles voitures de France de l’après guerre.

L’essor

La première auto utilisait un moteur V8 Chrysler, DeSoto de 4.5 litres de cylindrée. Le conception générale était simple avec un double châssis tubulaire, une suspension triangulée à l’avant et un essieu rigide à l’arrière, comme sur les voitures américaines. Et comme les américaines, elle était lourde, près de 1800 kilos. Les performances étaient vives pour l’époque (190 km/h de vitesse de pointe et 0 à 100 en moins de 10 secondes).

La carrosserie était stylée faisant d’emblée de la Facel Vega une auto classique. La production était constituée essentiellement par des coupés sans pilier central, mais il y avait quelques décapotables.

Le modèle 1956 reçut des améliorations : un plus gros moteur Chrysler de 5.4 litres et une transmission modernisée entre autres. La même année, sortit un modèle 4 portes, l’Excellence, avec des portes suicides à l’arrière. Mais sa conception sans pilier central fragilisa la rigidité et altéra la tenue de route. Ces autos sont rares.

Le modèle de 1959 reçut d’encore plus gros moteurs (5.8 et plus tard 6.3 litres Chrysler). Il était plus rapide malgré un poids accru.

La Facel II arriva en 1962 ; plus légère, plus élancée avec des lignes modernisées et encore plus rapide.

En 1960, Facel mit un pied dans le marché des voitures de sport avec la Facellia, une petite voiture aux lignes proches de la Mercedes 190 SL. Les Facellias étaient vendues en 3 versions (cabriolet, coupé 2+2 et 4 places) sur la même plateforme mécanique. Le style était similaire à celui de la HK500 avec d’élégantes poignées de porte (qui cassaient bien des ongles de femmes)

Les Facel Vega avaient pour clients Stirling Moss et Maurice Trintignant, mais aussi Ava Gardner...

Avec l’idée de constituer une production de masse de voitures de sport françaises et abandonnant les moteurs américains, Daninos utilisa un moteur 4 cylindres à double arbre à cames en tête de 1.6 litres Pont-à-Mousson

Les ennuis

Le moteur n’avait que deux butées supportant deux arbres à cames en aciers spéciaux à l’inverse des moteurs classiques qui en comportaient 4 ou 5. Malgré l’expérience de Pont-à-Mousson dans la fonderie ceci aboutit à une trop grande souplesse, des soucis de calage et de fréquentes pannes.

Le moteur fut vite considéré comme un désastre et la Facellia avec. Le moteur fautif fut remplacé par une unité de propulsion de Volvo P1800 pour la Facel III, mais le mal était fait.

La production a été arrêtée en 1963 et bien que le but était de faire de cette voiture une production de masse il n’y en eut que 1100 produites. Et pourtant ce fut de loin la production la plus nombreuse de Facel. Facel perdait de l’argent sur chaque voiture vendue, ce département « Luxe » de l’entreprise étant maintenu à flots par le département métallurgie de Facel. L’obsession de Jean Daninos était très proche de celle de David Brown d’Aston Martin.

La petite Facellia rencontra un succès limité et ces pertes, conjuguées à la concurrence farouche qui régnait sur le segment de la voiture de luxe achevèrent la compagnie. Facel Vega disparut du marché automobile en 1964 après une opposition du gouvernement français à une collaboration avec Rover. Malheureusement la Facel VI, propulsée par un 2.8 litres Austin Healey, la dernière, et pour beaucoup, la meilleure des petites Facel, arriva trop tard pour sauver l’entreprise. Moins de 30 exemplaires en avaient été produites quand le gouvernement français fit tout stopper.

Les Facel Vega sont des voitures de luxe et, en tant que telles, beaucoup ont été préservées et sont très recherchées. La mécanique américaine est abondante et facile à trouver et à entretenir. Les Facellias ne sont pas très difficiles à trouver, mais rares sont les modèles à moteur Pont-à-Mousson.

Pour l’anecdote : c’est en Facel Vega que s’est tué le prix Nobel de littérature Albert Camus, probablement parce que le conducteur Michel Gallimard, neveu de l’éditeur Gaston Gallimard, avait surestimé ses capacités de pilote au volant d’une voiture capable de dépasser les 200km/h.

Chiffres de production

Facel a produit très peu d’autos en raison de ses exigences de qualité. La rareté explique les cotes actuelles.

- FV et HK 500 : 849, dont 11 cabriolets
- Facel II : 184
- Excellence : 153
- Facellia : 1050, dont 620 cabriolets environ
- Facel III : 624, dont 192 cabriolets
- Facel 6 : 43, dont 6 cabriolets

Total : 2900 environ

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