CLASSIC AND SPORT CARS

Accueil du site > 9. Les marques... > Ferrari > Les Ferrari 8 cylindres

Les Ferrari 8 cylindres

Les "petites" Ferrari : 308, 328, 348, 355...

mardi 9 juillet 2013, par C&SC

Pour Enzo Ferrari une voiture de course, ou même de sport, ne pouvait avoir que 12 cylindres.
Les 8 cylindres étaient considérées comme les modèles d’entrée de gamme, quant aux 6 cylindres, elles n’avaient même pas le droit de porter les badges et le nom de Ferrari, c’est la lignée des Dino.
Il n’en reste pas moins que cette série de voitures 8 cylindres a connu, et connaît encore, une grande popularité.


Les Ferrari 308 et 208

La Ferrari 308, deux places strictes dessinée par Pininfarina, ne doit pas être confondue avec la 308 GT4 qui est une 2+2 dessinée par Bertone.

La production de la 308 s’est étalée de 1975 à 1985, ce qui est une durée de vie particulièrement longue pour Ferrari et c’est sans doute l’une des Ferrari les plus connues du grand public.

JPG - 236.7 ko
Ferrari 308

La 308 GTB a été présentée en 1975 au Salon de l’Auto de Paris. Dessinée par Pininfarina, elle était destinée à remplacer la Dino 246.
A cette version Berlinetta (coupé) s’est ajoutée une version GTS à toit amovible rigide, comparable aux Targa dont l’appellation appartient à Porsche.

Les formes plus arrondies de la 308 différaient des formes plus anguleuses de la GT4.

Dénomination
Le “B” de GTB signifie Berlinetta, Berlinette, petite berline, comme la fameuse Berlinette Alpine A110. Le “S” de GTS signifie Spyder, mais il n’y a pas de 308 décapotable pure.
Le chiffre 308 reflète, comme souvent chez Ferrari, la cylindrée et le nombre de cylindres. 308 = 3 litres et 8 cylindres.
Pour plus de détails sur ce point voir là.

La 308 GTS a été introduite en 1977.
C’est le modèle qui a fait le plus pour la réputation de la 308 dans le public, pour ne pas dire de Ferrari car c’est celle qui était conduite par Thomas Magnum dans la série du même nom (Magnum PI en anglais).
Pour la série, une voiture a été utilisée et a été vendue à l’issue de chaque saison, la première étant un millésime 79.

Mécanique
Le moteur V8 de trois litres (2926 cc ; alésage x course : 81 mm x 71 mm) à double arbre à cames en tête, placé transversalement en position centrale arrière, développait 255 chevaux (240 pour les versions américaines).
Il est à noter que les GTB avaient une lubrification à carter sec dérivée de la course alors que les GTS étaient équipées d’une lubrification à carter humide jusqu’en 1981.
La carburation était assurée par quatre carburateurs Weber 40DCNF et la suspension indépendante par doubles triangles à chaque roue.

Dans un premier temps la carrosserie était en fibre de verre plastifiée réalisée par la Carrozzeria Scaglietti. Ceci permettait un poids tout juste au-dessus de la tonne (1050 Kgs). En juin 1977 on passa à une carrosserie classique en acier qui, en fin de comptes, ne rajouta qu’une douzaine de kilos à l’ensemble.
Sur les 12.004 308 produites il n’y eut que 712 modèles à carrosserie fibre.

Performances
- Accélération
- 0–100 km/h 6.5 s,
- 100–200 km/h 17.8s,
- Vitesse maximale : 256 km/h

GTBi/GTSi et Quattrovalvole

En 1980, une version injectée (Bosch K-Jetronic ) est venue remplacer la version à carburateurs assez difficile à régler avec la rançon d’une perte de puissance et d’une diminution des émissions.
La version européenne a bénéficié d’améliorations de style qui la rendent plus attractive.
C’est toujours au Salon de Paris en 1982 qu’a été présentée la version Quattrovalvole c’est-à-dire quatre soupapes pour quatre soupapes par cylindre.

Le moteur de la Quattrovalvole était celui de la 308GTSi en dehors des quatre soupapes par cylindre. Un V8 à 90° avec distribution par courroie, carter humide et un allumage électronique Marelli MED 803A Digiplex.

La Quattrovalvole a été construite quatre fois plus en GTS (découvrable) qu’en Berlinetta.

208 GTB & GTS

A partir des années 80, une version de cylindrée moindre (par diminution de l’alésage à 66,8 mm) a été construite, essentiellement pour le marché italien et pour des raisons fiscales, les voitures de moins de 2 litres de cylindrées étant moins taxées que les autres.

La 208, moteur de 2 litres pour 8 cylindres, était pour le reste quasiment identique à la 308.
Comme on pouvait s’y attendre les performances de ce moteur de 155 cv étaient plutôt modestes, pour ne pas dire indignes d’une Ferrari, même si l’addition de l’injection et d’un turbo à partir de 1982 fit passer la puissance à 220 cv.

Toutes versions confondues la production totale des 208 dépasse à peine les 1000 exemplaires.

En 1986 les séries des 308 et 208 ont été remplacées par les 328.

Ferrari 328

328

La 328 était produite, comme la 308 en deux versions GTB et GTS.

Techniquement c’est une évolution modérée de la 308 dont elle est largement inspirée avec une cylindrée poussée à 3,2 litres pour 8 cylindres de 270 cv d’où la dénomination de 328.
En dehors de l’augmentation de cylindrée par passage à un alésage x course de 83 mm x 73.6 mm, les solutions techniques étaient essentiellement identiques à celles de la 308 avec quatre soupapes par cylindre, injection, allumage électronique et boîte manuelle à 5 vitesses.

En réalité, on pourrait presque dire que les évolutions les plus importantes portaient sur l’aménagement intérieur.

Performances
- 328 GTB
- Vitesse maximale : 267 Km/h
- 100 Km/h en un peu plus de 5,5 secondes
- 328 GTS
- Vitesse maximale : 262 Km/h
- 100 Km/h en un peu plus de 6 secondes

La 328 n’a été produite que pendant 4 ans (1985 - 1989), une sorte de modèle de transition avant le passage à la 348.

Ferrari 348

La 348 a été une réelle avancée. Elle a été produite de 1989 à 1995.
Techniquement, la Mondial est son équivalent en coupé 2+2.

348

La 348TB (Trasversale Berlinetta) ou 348TS (Trasversale Spider) renouvelait les solutions techniques du moteur central arrière, placé cette fois en position longitudinale, contrairement à sa dénomination et à ses devancières immédiates.
Ce qui est transversal dans la 348 c’est la transmission.

Mécanique
Le moteur V8 à carter sec de trois litres quatre cents était celui de la 288 GTO (3405 cc ; alésage x course : 85 × 75 mm) à double arbre à cames en tête et quatre soupapes par cylindre, placé longitudinalement en position centrale arrière, développait 300 chevaux.
La carburation était assurée par quatre carburateurs Weber 40DCNF et la suspension indépendante par doubles triangles à chaque roue.

Sur le plan des innovations, la 348 disposait d’un système de réglage de la garde au sol, d’un ordinateur de bord et d’une prise OBD 1, en tous les cas pour les modèles US.
Les opérations de service étaient aussi un peu plus aisées avec, en particulier, la possibilité de contrôler le niveau d’huile moteur tournant et un châssis inférieur amovible facilitant la dépose du moteur.

La 348 a aussi servi de "Mule" pour la mise au point de la Ferrari Enzo. Trois voitures ont ainsi été utilisées.

Style
Bien que signé par Pininfarina, le style 348 différait de celui de ses devancières avec des feux arrière rectangulaires et des prises d’air en "râpe à fromage" rappelant celles de la Testarossa. D’ailleurs le retour aux feux arrière ronds se fera avec la F355 qui fera suite à la 348.

Performances
- Vitesse maximale : 275 km/h
- Acceleration de 0–100 km/h : 5.6 s

Lifting de 1993 Après quatre ans de "vie" la 348 a vu son aspect extérieur subtilement rajeuni par quelques touches cosmétiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Mais le rajeunissement n’a pas été que stylistique. La mécanique a aussi été améliorée et de manière plus sensible (échappement, gestion électronique du moteur, taux de compression augmentée, modification de la synchronisation d’arbre à cames...) portant la puissance à 320 cv pour les modèles européens. En 1994 une série spéciale course de 360 à 500 cv a même été sortie.
La tenue de route a été grandement améliorée par des roues arrière plus larges, une géométrie et une suspension révisées ainsi qu’un réservoir d’essence plus petit (88 litres) ce qui diminuait le poids et accroissait la rigidité de l’ensemble.

Ces modèles ont été appelés 348 GTB (252 ex) et 348 GTS (137 ex). Ce restyling a été l’occasion de la sortie de la 348 spider (décapotable vraie) en parallèle avec la sortie de la Mondial Cabriolet.

Performances
- Vitesse maximale : 281.5 km/h
- Acceleration de 0–100 km/h : 5.4 s


La production totale de la 348 a été de 8844 exemplaires.

La dernière Ferrari 8 cylindres à moteur central arrière "classique" est la F355...

Ferrari F355

F355

Dénomination
Contrairement aux autres 8 cylindres son appellation ne se termine pas par 8, le nombre de cylindres, mais par 5, le nombre de soupapes par cylindre.
355 signifie 3,5 litres (de cylindrée) et 5 soupapes par cylindre.

La Ferrari F355, bien que récente (production de 1994 à 1999) mérite tout à fait sa place dans cette rubrique car c’est déjà un collector pour de nombreuses raisons.

Elle a été lancée en deux versions GTB (Berlinette) et GTS (toit amovible). La version Spider est sortie en 1995.
La F355 GTS a été la dernière à être présentée avec toit amovible.

Le but de la conception de cette auto a V8 central arrière était double :
- améliorer l’usage quotidien de la voiture en toute condition, y compris en ville à faible vitesse,
- améliorer les performances par rapport à la 348.

Mécanique
La grande nouveauté de la F355, en dehors de l’accroissement de la cylindrée de 3,4 à 3,5 litres, est le passage de 4 à 5 soupapes par cylindre augmentant de manière importante le rendement à l’admission et résultant en un moteur beaucoup plus puissant atteignant les 380 cv.
Pour exploiter ce puissant moteur il fallait une boîte à six rapports et, à partir de 1997, la 355 a été la première voiture de route dotée (en option) de la boîte F1 à palettes dérivée de la Formule 1. Les changements de vitesses étaient plus rapides que ceux des boîtes mécaniques, mais la boîte F1 de la 355 était loin d’être parfaite.
Ce modèle à boîte F1 voit son "F" glisser vers l’arrière : la F355 devient la 355F1.

Esthétique, aérodynamique
La F355 marquait un retour aux codes classiques de l’esthétique Ferrari avec des ouïes d’aération nettes et des feux arrière ronds.
La F355 a subi de nombreuses heures d’étude en soufflerie et elle a bénéficié de volets inférieurs et d’une couverture intégrale inférieure à effet de sol qui ont permis d’améliorer les performances, la tenue de route et le confort.
Un dernier point qui caractérise et fait l’intérêt de la F355 est son bruit lié aux 5 soupapes par cylindre très proche de celui des voitures de F1.
La F355 c’est celle qui donne l’impression la plus proche de ce que peut être la conduite d’une monoplace.

Séries spéciales
Deux séries spéciales à ambition sportive ont eu la F355 comme base :
- La F355 Challenge en 1995
- La série Fiorano en 1999.

Performances
- Accélération :
• 0–100 km/h : 4.7 s
• 0–1000 m : 23.7 s
- Vitesse maximale : 295 km/h

Production totale : 11.273 exemplaires dont environ 1/4 avec boîte F1.

La F355 a été remplacée par la Ferrari 360, mais ça c’est une autre histoire...

Pour nous joindre

Cliquez pour aller vers le plan

15 rue des Rochettes
ZI des rochettes
91150 Morigny Champigny

- Tél : 01-60-80-33-59
- Fax : 01-60-80-33-58

info@classic-sport-cars.net

Pour demander un renseignement technique, contacter l’atelier : cv@classic-sport-cars.net
- Claude : 06-33-04-80-47

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette