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Jaguar Mk2 (Mk1, Type S et modèles dérivés)

Caractéristiques et Guide d’achat

vendredi 2 février 2007, par C&SC

Plus belle voiture du monde, berline de série la plus rapide du monde... les qualificatifs ne manquent pas pour désigner la Mk2.

Elle mettait le sport à portée de volant des pères de famille.

Petite berline Jaguar, elle trouvait sa place à côté des grandes MkVII, MKVIII, MkIX et MkX.


Logo Jaguar

La Mk2 (dire Mark2 c’est-à-dire type 2) a établi la réputation de Jaguar comme voiture de luxe rapide ou berline de sport que tous les autres constructeurs cherchaient à égaler.

Petite berline Jaguar, son nom s’écrit Mk2 et non MkII à la différence des grandes berlines MkVII, MkVIII, MkIX et MX qui s’écrivent en chiffres romains.

- Mk2 3.8 1959-1967, 30 070 exemplaires.
- Mk2 3.4 1959-1967, 28 660 exemplaires.
- Mk2 2.4 1959-1967, 2 483 exemplaires.
- 340 1967-1968, 2 630 exemplaires.
- 240 1967-1969, 4 210 exemplaires.
- Daimler V8/250 1962-1969, 17 620 exemplaires.
- S-Type 3.4 1963-1968, 9 830 exemplaires.
- S-Type 3.8 1963-1968, 15 070 exemplaires.

Mark 2

Mark 2

La berline 2.4 et 3.4 litres
(Mk1)

La Mk2 n’est pas un modèle totalement innovant, elle a succédé à la Mk1.

La dénomination réelle de la Mk1 était berline de 2,4 ou de 3,4 litres (2.4 saloon, 3.4 saloon). Cette dénomination officieuse de Mk1 n’a été employée qu’après la sortie de la Mk2. La Mk1 avait des surfaces vitrées moins généreuses, en particulier en raison de piliers avant et arrière plus massifs et une voie arrière plus étroite que celle de sa suivante.

La Mk2

La production s’est étendue de 1959 à 1971 avec quelques évolutions mineures.

La Mk2 existait en trois cylindrées : 2.4, 3.4 et 3.8 litres, avec des transmissions manuelles, avec ou sans overdrive, ou automatiques, surtout pour les USA.

La version 2.4 était une honnête berline sans prétentions avec une certaine mollesse ce qui n’était plus le cas avec la 3.4. La 3.8 était la plus sportive, elle a couru et gagné de nombreux rallyes dont le Tour de France auto. Elle s’est illustré aussi dans le Monte-Carlo, mais sans le gagner. C’est la grosse MkVII en fin de carrière qui fut la seule Jaguar à remporter cette épreuve, malgré les participations des XK120, XK140, Mk2 et Type E.

La Mk2 a apporté quelques innovations techniques marquantes.
Elle a été la première auto à coque autoporteuse, sans châssis de la marque. Elle avait une suspension à roues indépendantes à l’arrière et des freins à disques aux quatre roues. Le châssis et le moteur XK étaient les mêmes pour les trois modèles Mk2 et disposaient de la même finition. La voie arrière plus large que celle de la Mk1 améliorait la tenue de route de l’auto.

Le numéro de série de l’auto permettait de connaître sa configuration :
- Une voiture équipée d’un overdrive Laycock de Normanville avait un numéro type : xxxxxxDN
- La transmission automatique Borg Warner donnait une numéro de série type : xxxxxxBW

Ses performances étaient impressionnantes pour l’époque et restent plus qu’honnêtes quarante ans plus tard (220 cv, 125mph soit 200 km/h, 0-100 en 8,5 secondes). La Mk2 arriva aussi au moment de la mise en service du réseau autoroutier qui permettait de “croiser” en tout confort à plus de 160.

Elle a été la première grande routière de sport en permettant aux berlines d’avoir les performances des voitures de sport. Dans les années 60 elle était tout autant la voiture des truands que celle des policiers (en Grande Bretagne). Les hold-ups de banque ne pouvaient pas être complets sans une Mk2 de fuite et une Mk2 de poursuite .
C’était une berline luxueuse dans laquelle le cuir, la loupe de noyer et les tablettes de courtoisie (picnic tables) à l’arrière des sièges étaient de série mais, signe des temps, les sièges inclinables à l’avant étaient en option.

Les 240 et 340

Les évolutions de l’auto ont été relativement modestes au cours de sa « vie » Les deux dernières années ont vu les modèles 2.4 et 3.4 être remplacés par les 240 et 340.
Ces versions de Mk2 faisaient descendre le niveau de prestations offert. Elles n’étaient commercialisées que dans les deux motorisations basses de la gamme, 2,4 et 3,4 litres, d’où leurs noms. La sellerie était en vinyle et non plus en cuir, il n’y avait plus de tablettes pic-nic à l’arrière et les pare-chocs étaient fins comme ceux de la S-Type.

Une Mk 340

La S-Type

En 1963 Jaguar décida d’introduire une nouvelle variante luxueuse de sa berline phare la Mk2, utilisant aussi le moteur XK qui venait prendre une place entre la petite mk2 et la grosse MkX. La S-Type était proposée en deux versions 3.4 et 3.8 litres. Une version 2.4 ne cadrait pas avec l’image luxueuse de la voiture.

La carrosserie était modifiée à l’avant avec une calandre spécifique, des phares surmontés de petites visières et des pare-chocs minces. L’arrière était celui de la MkX posée sur une suspension indépendante qui donnait une conduite classieuse.

La plupart des acheteurs optèrent pour la version 3.8 la plus puissante quoique la 3.4 n’ait pas été sous motorisée. Moins rapide que la Mk2 3.4 la tenue de route était cependant très efficace grâce à sa nouvelle suspension arrière indépendante.

La 420

La production cessa en 1968 quand la 420 fut lancée. Trente ans plus tard une nouvelle S-Type est mise sur le marché par la firme de Coventry portant des traits évoquant fortement ses devancières Mk2 et S-Type.

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