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Les Triumph TR2, TR3, TR4, TR5 & TR6

Caractéristiques et Guide d’achat

samedi 3 février 2007, par C&SC

Concurrentes déclarées de la Jaguar XK 120, les TR2 et TR3 ont été largement diffusées et ont participé à la renommée mondiale des roadsters anglais.

TR2

1953 - 1955 : 8.628 ex.

Une des gammes de voitures de sport les plus populaires des années 50-60 avait un moteur de tracteur.

Aiguillonné par le succès éblouissant de Jaguar avec sa XK120, Triumph dessina un roadster reprenant les mêmes lignes générales.
Le but était de conquérir le marché américain. Il fallait un moteur pour mouvoir ce châssis simple, ce sera un moteur de tracteur Standard Vanguard à double carburateur.

Triumph lança le premier modèle de sa gamme TR, la Standard Vanguard 20TS, ancêtre de la TR2 au Salon Automobile de Londres en 1952 en même temps que sa concurrente directe l’Austin Healey 100. Elle arriva sur le marché en 1953.
La TR2 a été bien accueillie par la presse automobile et se fit rapidement une place de choix sur le marché britannique des voitures de sport. Ce fut le premier modèle d’une gamme destinée à rester en production pendant de nombreuses années.

La TR2 se présentait comme un roadster attractif aux portes découpées, sans fenêtres, mais avec des side-screens , c’est-à-dire des écrans latéraux amovibles et une ligne d’ailes avant qui coulait gracieusement jusque au-dessus des roues arrières. La TR2 avait certainement fière allure avec un aspect adapté à son but. Mécaniquement la TR2 avait un moteur qui délivrait 90 chevaux.

La TR2 se vendit bien sur le marché britannique et à l’exportation. Elle pouvait être équipée d’options comme des roues à rayons, un overdrive et un hard-top amovible.


TR2

TR3

1955 - 1957 : 13.377 ex.

Une amélioration arriva en 1955, la TR3. La "gamme" TR3 est étendue, mais les diverses appellations sont officieuses. Pour Triumph il n’y a jamais eu que des TR3.
La TR3 pouvait être facilement identifiée par sa nouvelle calandre en coupe-frites ou en boite à œufs qui rendait une impression plus finie que celle du modèle précédent (la TR2 avait une grille en retrait). La TR3 pouvait être livrée avec un overdrive sur les 2ème, 3ème et 4ème vitesses.

Comme autres options il y avait les roues fils et des sièges arrières pour usage occasionnel.

La TR3 dura jusqu’en 1957 quand elle subit d’autres améliorations et devint la TR3A.

TR3

TR3A

1957 - 1962 : 58.236 ex.

La dernière de la gamme traditionnelle des « TR à écrans latéraux » apparut en 1957, celle que les acheteurs et les vendeurs ont appelé TR3A.
Ce nouveau modèle avait une calandre en pleine largeur et des ailes avant redessinées. Les autres additions comprenaient des freins améliorés et des poignées de porte extérieures. Construites quatre fois plus que les autres modèles de TR3, ce sont les TR3A qui constituent l’essentiel du marché des TR3 anciennes.

TR3B

1962 : 3331 ex.

Le tout dernier des modèles basés sur la TR3 fut connu officiellement (aux USA) sous le nom de TR3B.
Cette série de juste 3331 voitures, lancée après la sortie de la TR4 en 1961, fut réservée aux Etats-Unis qui restaient très attachés aux caractéristiques rustiques de la TR3. La construction se fit de mars 1962 à septembre 1962. La TR3B mettait en œuvre la mécanique de la TR4 ; une transmission synchronisée seule d’abord (530 exemplaires, N° de châssis TSF), puis la transmission et le moteur de 2138cm3 (au lieu du 1991cm3) pour les 2804 dernières TR3B (N° de châssis TCF) . Les "TSF" avaient une boîte synchro sur 3 rapports et le moteur 1991 cm3 alors que les "TCF" avaient une boîte synchro sur 4 rapports et le moteur 2138 cm3.

TR3 A

TR4

1961 - 1965 : 40.253 ex.

La TR4 avait une ligne totalement renouvelée, des fenêtres à manivelle et une capote plus pratique.

TR4A

1964 - 1967 : 28.465 ex.

Triumph modernisa sa TR4 en 1964 et la renomma TR4A. Cette auto utilisait la nouvelle suspension indépendante à l’arrière et gagna donc le nom de TR4 IRS [1], sauf aux USA où l’essieu rigide resta la règle. Cette nouvelle suspension améliorait la tenue de route mais accroissait aussi le poids général de la voiture. Les puristes du roadster étaient horrifiés.

Extérieurement la TR4A avait une calandre redessinée avec des feux de positions latéraux avancés au bout d’une baguette chromée latérale. Les performances étaient toujours aussi bonnes et les ventes se maintinrent jusqu’à l’arrivée de la TR5 et ses 6 cylindres en 1967.


TR4 A

TR5

1967 - 1968 : 2.947 ex.

Une nouvelle Triumph TR arriva en 1967, la TR5. Le moteur de la TR5 était une évolution du moteur de la berline Triumph 2000, de 2498 cm3 qui délivrait 150 chevaux. L’autre innovation était l’utilisation d’un système d’injection Lucas au lieu des traditionnels carburateurs SU, ce qui était une première pour une voiture de sport britannique.

Vue de l’extérieur la TR5 ressemblait beaucoup à la TR4A avec une brochette d’options offertes aux acheteurs. La TR5 se vendit en nombre assez restreint dans sa courte carrière jusqu’à l’arrivée de la TR6 l’année suivante.


TR5

TR 250

1967 - 1968 : 8.484 ex.

La gamme Triumph s’était bien vendue dans l’important marché export que constituait les USA depuis la TR2 en 1953. Avec la TR5 Triumph fit le choix d’un modèle individualisé pour les USA. La TR5 avait un système d’injection qui ne concordait pas avec les réglementations anti-pollution américaines. La TR250 eut des doubles carburateurs Stromberg.

La TR250 ressemblait beaucoup à sa sœur jumelle européenne la TR5, la différence la plus visible consistait en une double bande colorée, type course, sur le capot avant. En raison de sa carburation traditionnelle la TR250 peinait à atteindre 105 chevaux ce qui retentissait sur les performances.

TR6

1968 - 1976 : 91.850 ex.

Triumph rajeunit sa gamme TR vieillissante en 1968 et présenta la TR6 dessinée par Karmann. La TR6 avait une carrosserie plus agressive avec un restylage de l’avant et de l’arrière (alors que le cœur de la voiture restait identique à celui des TR4 et TR5) et un hard-top d’une pièce reprofilé.

Le moteur à injection de 2498 cm3 et 150 cv était celui de la TR5. En 1972 c’est un moteur plus civilisé de 125 cv qui a pris la relève. L’overdrive sur les 3 et 4èmes devint de série en 1974.

La TR6 fut produite jusqu’en 1976 quand la toute différente TR7 apparut. La TR6 a une certaine cote parmi les collectionneurs et est largement répandue dans le monde.


TR6


Pour approfondir

- Les Clubs Triumph
Lien Internet


- Pour connaître une autre Triumph mythique : la Spitfire.
Site personnel dédié à la Spit’, documenté, complet, technique mais agréable.
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Notes

[1] IRS = Independant Rear Suspension

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