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Alec Issigonis - Biographie

jeudi 4 octobre 2007, par C&SC

Alec Issigonis
(1906 – 1988)

Le père de la Mini a dédié sa vie à la petite voiture

Ce n’est pourtant pas son enfance qui l’a influencé. Il n’a pas vu une seule voiture avant l’âge de 12 ans.

C’est peut-être cette caractéristique qui lui a donné la possibilité de réinventer l’automobile à l’âge de 50 ans.

Parce que la Mini n’était ni plus ni moins qu’une réinvention de l’automobile.





Alexandre Arnold Constantin Issigonis
18/11/1906 – 2/10/1988

Issigonis était capable de penser en dehors du cadre habituel, il détestait les mathématiques et leur rigidité qui l’avaient fait échouer trois fois à l’école polytechnique de Londres.
Pour lui, les maths c’était : « l’ennemi de tout homme réellement créatif ». Il alla tout de même se perfectionner à l’Université de Londres en auditeur libre.

L’enfance et la jeunesse

Né à Smyrne, un port de la mer Egée d’une famille d’industriels appartenant à la communauté grecque mais de nationalité britannique (en reconnaissance du travail de la famille dans la construction des chemins de fer de la région pour le compte de la Grande-Bretagne), il avait connu l’assignation à résidence pendant la première guerre mondiale quand la ville était sous contrôle allemand.

A 16 ans, sa mère l’emmena en Angleterre pour parfaire ses études, ensuite il commença directement à travailler dans l’industrie automobile.

Les débuts professionnels, la Morris Minor

En 1943, ingénieur chez Morris, il crée une voiture à deux places qui était sa vision de la petite voiture du futur, une traction monocoque, sur des roues de 14 pouces et quatre cylindres à plat pour accroître la place pour les passagers. Il dût lâcher du lest en ce qui concernait la traction avant, mais son projet fut la base de la Morris Minor qui a été l’un des plus importants succès de l’industrie automobile avec une production de 1948 à 1971.

Lors de la fusion de Morris et Austin en 1952, des dissensions internes entre les employés des deux anciens concurrents poussèrent Issigonis à quitter la société. Il rejoignit Alvis pour dessiner une V8 de sport, mais quand Alvis décida de ne pas donner suite à ce projet il revint vers Austin-Morris qui avait pris le nomde British Motor Corporation.


Les plans de l’Ingénieur Issigonis étaient plus créatifs que techniques : ici la Mini

La réussite, la Mini

Il revint chez BMC avec le titre d’ingénieur en chef et il fut presque immédiatement à la tête d’une force spéciale axé sur son projet de petite voiture et c’était le bon moment. Avec la crise de Suez en septembre 1956 et les rationnements d’essence prévus, Leonard Lord, le patron de BMC lui confia la mission de construire une voiture encore plus petite que la Morris Minor, mais pouvant transporter 4 personnes, autour d’un moteur existant.

Issigonis « s’éclata » sur ce projet, mettant en œuvre des idées réellement innovantes. Il réduisit les roues à 10 pouces et les repoussa aux quatre coins d’une petite caisse rectangulaire pour laisser plus de place dans la cabine. La suspension montée sur cônes de caoutchouc et une voie large donnait à cette voiture basse une tenue de route et un comportement exceptionnels qui gagnerait des courses plus tard avec un autre moteur (Cooper).
Pour donner encore plus de place aux passagers, il monta le moteur transversalement, glissa la transmission au dessous et bien sûr c’était une traction. Quatre-vingt pour cent des 3,05 mètres étaient ainsi réservés aux passagers. Cet ensemble de caractéristiques a été la base de la conception moderne de la voiture de ville moderne : une traction avant à moteur transversal.

La production commença en 1959 et ne cessa qu’en 2000, faisant de la Mini (Morris Mini Minor ou Austin Se7en) la voiture britannique la plus produite de tous les temps avec 5,3 millions d’exemplaires.


Alec Issigonis à côté de la première Mini Minor (ou Austin Se7en), la Mini

En 1961, grâce au succès de la Mini, il est promu Directeur Technique de BMC et préside au développement de l’ADO16 (Austin Design Office 16) qui va devenir la Morris 1100 en 1962.

Issigonis, qui avait été anobli par la Reine Elisabeth II en 1969 pour ses succès, avait des opinions très tranchées. Il pensait que les études de marché ne servaient à rien, il n’aimait pas les intérieurs bien équipés ; les sièges confortables et les radios distrayaient le conducteur à son avis. Il était cependant plus fier de la Morris Minor qu’il pensait plus complète que de la Mini, trop spartiate pour lui.

Il n’appréciait pas le stylisme. A Battista “Pinin” Farina qui admirait les lignes de la Mini et lui demandait s’il était styliste, il répondit offensé : « Je suis ingénieur ».

Ingénieur peut-être, mais surtout créateur. Il a été le père de la Mini, de la Morris Minor et de l’Austin 1100 et 1300 (ADO16) qui ont été parmi les 5 plus gros succès de toute l’industrie automobile britannique.


La Morris 110 et 1300, nom de code ADO16

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