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Ettore Bugatti - Biographie

vendredi 5 octobre 2007, par C&SC

A propos d’Ettore Arco Isidoro Bugatti (1881 – 1947), on peut réellement parler d’artiste automobile.

Ce constructeur italien d’origine, établi en Alsace (allemande à l’époque) a marqué de ses voitures sportives et luxueuses l’âge d’or de l’automobile française des années 20 à 40.

Bugatti c’est aussi des chiffres :

- Plus de 1000 brevets mécaniques
- 37 records
- 10.000 victoires en courses







Ettore Bugatti était né à Milan le 15 septembre 1881, dans une famille d’artistes francophiles.
Ettore était petit-fils de Giovanni, architecte et sculpteur, fils de Carlo, ébèniste et frère de Rembrandt peintre et sculpteur.
Cette culture artistique a rejailli sur toutes ses créations tout autant que son approche innovante modulaire des conceptions techniques.


Ettore Bugatti

Tout jeune, de 1898 à 1909, il travailla pour ou avec plusieurs pionniers de l’automobile naissante (De Dietrich, Mathis...) et fit déjà montre d’une ingéniosité et d’une intelligence à trouver des solutions techniques.

Chez Deutz, il mit en œuvre des solutions techniques qui lui donnèrent l’idée de se mettre à son compte, ce qu’il fit en 1910.
Il installa sa société à Molsheim, en Alsace qui était alors allemande et dans la région de Rhénanie, le centre industriel de l’Europe.

La marque de fabrique de Bugatti c’était la combinaison de la plus haute avance technique et de la plus grande simplicité avec une sensibilité artistique appliquée à tous les détails techniques.
Ses créations étaient et sont encore considérées comme de l’art par tous et pas seulement par ses admirateurs.

Dès 1910, il créa la première petite voiture sérieuse. C’était une voiture très légère et très performante d’une cylindrée de 1,35 litres sur quatre cylindres avec un arbre à cames en tête.
En 1911, il conçoit une petite voiture populaire, la Type 19, dont il vend le brevet à Peugeot, ce sera la Peugeot BP1, plus connue sous le nom de Bébé Peugeot avec son moteur de 856 cm3. La Bébé Peugeot est la plus diffusée des créations Bugatti, c’est aussi réellement une minuscule voiture dont la caisse n’est pas plus grande qu’une baignoire.


La Bébé Peugeot, la création Bugatti qui s’est le mieux vendue

De 1912 à 1914 les succès de la compagnie augmentent, en particulier avec la Type 13, ou Brescia. En 1914, il mit sur le marché la première voiture à 16 soupapes de série.

Pendant la guerre, après avoir mis de côté outils, châssis et moteurs à Molsheim, il quitte l’Alsace et va à Paris où il travaille sur des moteurs d’avion.

A la fin de la guerre, il retrouve des ateliers dévastés. Il va les reconstruire. C’est le début de l’âge d’or de la société avec les lignes de production des voitures de course, en particulier de la “Type 35”.
En dehors de l’automobile, à la même période, il dépose des brevets divers et variés.

En dehors de l’approche artistique qu’il appliquait à l’ingénierie, son autre apport à l’industrie automobile a été le concept de la modularité.


Bugatti Type 35

La modularité

Dès le début, toutes les Bugatti étaient construites non seulement en série, mais avec des pièces provenant de, ou pouvant être utilisées sur d’autres modèles de la marque.
Ce simple fait justifierait à lui seul le qualificatif de génial à une époque où les voitures étaient des œuvres artisanales, construites à l’unité et à la main.

Il sortit cet arbre à came en tête avec 3 soupapes par cylindre en configuration quatre ou huit cylindres. Le huit cylindres n’était ni plus ni moins que deux moteurs de quatre cylindres reliés à un carter commun. Les transmissions et essieux étaient interchangeables entre les modèles de production et les modèles de course. Avec un éclairage et des garde-boue ses voitures de course étaient des voitures de route.

La mise en œuvre par Bugatti de principes d’ingénierie sur une plateforme commune était probablement une première mondiale et ceci fit le succès de son entreprise dans les années 20 et 30.

Il a construit des voitures de sport et de course de manière industrielle et pouvait donc les offrir à un prix raisonnable. Même les modèles de Grand-Prix étaient construits selon un processus de série, et ils étaient malgré tout excellents.

Type 35 A, avec roues en alliage


La Bugatti Type 35 devint la voiture de course de référence, aussi bien pour sa construction légère et efficace que pour sa ligne pure, fonctionnelle et élégante. Cette voiture a gagné des centaines de courses (plus de 2000, record inégalé). Le dessin des roues à bâton en alliage léger de la Type 35 reste encore aujourd’hui la référence en matière de roues en alliage.

Bugatti et le luxe - Les Royale"

Mais ce qu’Ettore Bugatti n’a pas réussi c’est la transition entre la construction de voitures de sport et de course et celle de voitures de luxe. Il a construit des voitures sensationnelles, exceptionnelles mais chères, et cette activité a été un échec.

Une Royale


La classe des « Royale » (ou type 41), par exemple, de huit cylindres et 13 litres de cylindrée n’a pas trouvé sa clientèle avec seulement sept (7) exemplaires produits (dont un a posteriori par les frères Schlumpf). La Royale c’est 13 litres de cylindrée, 300 chevaux et 500.000 Francs.

Entre 1929 et 1936 Bugatti sort la Type 46 ou "Petite Royale", à 500 exemplaires. Puis ce sont les Bugatti Type 49, Type 50 avec compresseur, double carburateur, deux soupapes par cylindre et Bugatti Type 55 conçues par Jean Bugatti et au moins aussi belles, fiables et avancées techniquement que les précédentes.

Les ennuis financiers liés à la crise de 1929 incitent Ettore à se diversifier en 1931 et ce sont des moteurs de “Royale”, groupés par quatre qui servirent à sortir la société de la faillite grâce à la construction de 80 autorails rapides (192 Km/h).

Les Bugatti Type 57 sortent en 1934. La Type 57 représente la voiture de luxe et de sport des années 30 et rencontre un succès certain (700 exemplaires) dans diverses configurations (berline Galibier, coupé Atalante, coach Ventoux, cabriolet Stelvio).


Bugatti Type 57 - Coupé Atlantic


Bien sûr, Bugatti engage des voitures au Mans et remporte deux fois l’épreuve en 1937 (Wimille et Benoist) et 1939 (Wimille et Veyron).

Une voiture de course de 16 cylindres a aussi été construite qui n’a pas répondu aux attentes. Le moteur sera vendu aux USA à Duesenberg.

Bugatti perdit toute flamme et génie créatif après la disparition de sa femme et de son fils Jean (tué à 30 ans, au volant du « Tank » lors d’un essai routier près de Molsheim) en 1939. La disparition de Jean a été le tournant essentiel de cette histoire.

Pendant la guerre, l’usine de Molsheim a été réquisitionnée et obligée de produire des torpilles et des véhicules militaires pour l’armée allemande.
Son emprisonnement après la guerre pour collaboration et les deux procès qui lui permirent de récupérer son usine finirent d’user Ettore Bugatti.
A sa mort, à l’Hôpital Americain de Paris, le 21 août 1947 peu après le second procès, 7950 Bugatti étaient sorties de ses usines, mais il n’y avait plus personne pour animer la marque qui n’existait plus qu’en nom.

La marque Bugatti appartient actuellement à Volkswagen.

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